communiqué
de la Rafi, de Sans Frontières et du scalp18


A situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle ; les organisateurs du festival rock’n resist ont pu compter sur la lucidité de la municipalité vierzonnaise, après que d’inacceptables pressions et menaces aient été adressées au maire de Saint Georges sur Arnon ( 36100 ) qui devait initialement accueillir notre festival.
Il nous parait important de souligner ce qui était en jeu en cette circonstance.
Les identitaires du Berry avaient réussi à installer un climat de peur à Saint Georges sur Arnon et dans les villages environnants, grâce à une série de tractages calomnieux, et de collages destinés à recouvrir systématiquement les affiches de notre concert, pourtant organisé en complète concertation avec le maire M. Jacques Pallas.
Des bombages néo-fascistes ont été peints sur les locaux municipaux de ce village.
Le secrétariat du village a été harcelé par les réseaux du FN et des identitaires.
Certes les auteurs de ces bombages n’ont pas été identifiés.
Mais, à qui devait profiter ces slogans et symboles néo-fascistes ?
A qui, si ce n’est à ceux qui ont déclaré dès le début au maire de Saint Georges sur Arnon vouloir tout faire pour empêcher la tenue de ce concert.
Au cours de la semaine qui a précédé ce concert du samedi 11 juin, une agression a été commise sur 2 militants du scalp18, un collage d’intimidation pratiqué autour du domicile de RICHARD Pascal ( porte parole du scalp18 ). Le jour du concert un collage identitaire attendait les antifascistes sur la petite place située à côté de la salle des fêtes des Forges.
Des menaces verbales ont été exprimées dans l’après midi contre un militant et vers 00h40 un gazage d’une dizaine de personnes situées à l’entrée de la salle a été pratiqué par des personnes non identifiées.
Faut il, pour autant, s’abstenir de poser une question simple :
à qui cette agression était elle censée bénéficier ?
A qui si ce n’est aux néo-fascistes ?
Dans la nuit du lundi 13 au mardi 14 juin, le pare brise de la 405 de RICHARD Pascal a été brisé. Pour ce faire, le ou les auteurs de cette nouvelle malveillance se sont introduits dans la cour privée du porte parole du scalp18.
Précisons que ces faits se sont produits après que des propos menaçants aient été tenus sur le site des identitaires du Berry.
Dans un tel contexte, il faut bien le dire, nous avons d’autant plus apprécié le prêt gracieux d’une salle par la municipalité de Vierzon.

La période du mois de juin est particulièrement défavorable pour trouver une salle disponible.

Grâce à la volonté politique, ce fut pourtant le cas.
A l’heure où la jeunesse est souvent tentée par l’abstention, à l’heure où le sarkozisme désespère une partie des salariés, il était important que des élus envoient ce message à l’électorat.
Avoir voté pour des élus de gauche a rendu possible ce transfert d’un concert antifasciste.
Nous devons bien constater qu’aucune municipalité de droite ne nous a contactés pour nous proposer une salle.

A tous ceux qui pratiquent allègrement l’amalgame entre la gauche, et la droite, une occasion de réviser leurs appréciations rapides aura donc été donnée.

Les difficultés de la gauche de gouvernement à promouvoir des politiques de lutte volontaristes contre le Chômage et la Pauvreté rendent d’autant plus urgente la dénonciation de l’escroquerie Le Penniste.

Il était donc nécessaire de rappeler lors du débat qu’avec le Front National, il n’y a pas de social mais uniquement des pigeons condamnés à se faire plumer !
Aux yeux de Marine Le Pen, même après avoir commis les pires erreurs, les patrons auront toujours raison.
La mobilisation de l’automne dernier, pour préserver la Sécurité Sociale, a donné aux salariés une occasion de voir ce que veut véritablement le FN pour les français.

Au lieu de combattre le patronat ultralibéral, Marine Le Pen s’en est pris aux syndicats !

C’est évidemment plus facile, de choisir le camp des puissants que de mettre devant leurs responsabilités les patrons, les décideurs politiques et économiques qui nous ont plongés dans cette crise de l’économie financiarisée.
Ce ne sont pas les immigrés qui font la politique économique de la France, ce sont les gouvernements et prioritairement le président de la République.